Depuis quelques mois déjà, nos médias chéris nous bassinent avec une nouvelle expression tout droit sortie de leurs cerveaux tordus, à savoir l’existence d’une supposée opinion populaire de mauvais aloi, qualifiée de facho-sphère. Il y a même une paire de glands qui est allée la théoriser dans un bouquin, c’est dire :

https://www.amazon.fr/Fachosphere-Albertini-Doucet-d/dp/208135490X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1480177245&sr=8-1&keywords=fachosphere

Il va sans dire que sont explicitement visés les partisans et membres du FN, les auteurs qualifiés d’extrême droite tels que Zemmour ou Obertone, et plus le temps passe plus la définition semble extensible. A priori aujourd’hui on pourrait même y inclure les partisans de Fillon tant l’image de ce dernier a été écornée depuis son statut dans les primaires, passant de gentil 3e ringard à dangereux facho réac. C’est qu’on a vite fait d’y entrer dans cette fameuse facho-sphère !

Dès lors, on comprend que parmi les plus gauchistes d’entre tous commence à arriver un léger vent de panique qui leur fait réaliser que l’opinion populaire n’est plus majoritairement dans leur sens. Les moutons  sages sont toujours là mais moins nombreux, alors forcément ça râle, ça chouine, ça sort les crocs :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/11/13/97001-20161113FILWWW00018-raser-versaillesdes-propos-d-apathie-font-polemique.php

Accuser l’opposant politique de fasciste, une vieille habitude de la gauche qui n’a pas peur des approximations et des raccourcis intellectuels. Car si on se fie aux cibles des médias, être facho en 2016 consisterait notamment à être patriote et à vouloir défendre son pays contre les hordes de migrants et futurs terroristes prêts à violer nos femmes et tuer nos enfants. Soit. Dans ce cas je dois être un peu facho selon leur définition.  Mais si on s’intéressait à la véritable définition du fascisme, l’historique ?

Le terme fascisme,  calque de la prononciation italienne, s’applique au sens étroit à la période mussolinienne de l’histoire italienne et au sens large à un système politique aux caractéristiques inspirées par l’exemple italien mais qui a pu prendre des aspects différents selon les pays.

Tiens donc, et de quel régime était issu Mussolini ? Du PSI, le Parti socialiste italien. Mauvais départ donc pour les médias qui à priori visent leur propre camp. Continuons :

Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d’un idéal collectif suprême. À la fois révolutionnaire et conservateur, il s’oppose frontalement à la démocratie parlementaire et à l’État libéral garant des droits individuels.

Qui s’interrogeait sur l’intérêt de conserver le suffrage universel dans l’article cité plus haut ? Ah oui, Jean-Michel Aphatie, célèbre journaliste de gauche. Qui s’élève dans les grandes villes américaines ( et à Paris aussi…) pour contester une victoire à la régulière de Donald Trump ? Je vous le donne en mille, des gauchistes. Poursuivons :

Niant l’individu et la démocratie au nom de la masse incarnée dans un chef providentiel, le fascisme embrigade les groupes sociaux (jeunesse, milices) (…)

Qui envoie nos jeunes dans la rue pour contester les décisions d’Etat ? Ne serait-ce pas entre autre ce cher Philippe Martinez et sa bienveillante CGT, affiliés à ce bon vieux communisme ? Ou encore Mailly et la FO ? Non parce que je ne vois pas beaucoup de skinheads dans les manifestations publiques, mais ça doit être parce que j’ai une mauvaise vue. J’ai gardé le meilleur pour la fin :

Le fascisme se caractérise par des médias de masse sous contrôle. Quelquefois, les médias sont directement contrôlés par le gouvernement, mais dans d´autres cas, les médias sont contrôlés indirectement par une réglementation gouvernementale ou par des porte-parole et des dirigeants sympathiques (au vu du gouvernement).

Ahah cette bonne blague. Ce serait donc les gens d’extrême-droite qui contrôleraient les médias ? Permettez moi d’en douter au vu de ce petit récapitulatif :

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/ppa

Puis bon ce n’est pas comme si on ne connaissait pas l’orientation politique des prophètes de la Pensée Unique qui envahissent nos ondes du matin au soir, j’ai nommé les Barthès, Ruquier, Hanouna, Ardisson, Bourdin et compagnie… Petit aparté, cela constitue la démonstration édifiante d’un fossé grotesque entre d’une part l’idéologie dominante (celle des médias de gauche donc) et l’idéologie majoritaire aujourd’hui, qualifiée par les premiers de facho-sphère et ce uniquement pour avoir l’outrecuidance d’avoir un avis opposé au leur. Ci-joint une explication plus détaillée de ce phénomène par le toujours brillant Eric Zemmour :

http://ripostelaique.com/lintegralite-ecrite-du-debat-zemmour-cambadelis.html

Que déduire de tout cela ? D’une part qu’il est déplacé de la part du pouvoir en place, assisté des médias complices, de trainer les patriotes dans la boue en les traitant de fachos alors qu’ils n’en ont pas le moindre trait.

D’autre part, si cette facho-sphère devait exister, alors elle ne serait pas d’extrême-droite mais bien de gauche voire d’extrême-gauche : à l’heure actuelle ce sont bel et bien les gauchistes qui, malgré leur évident manque de popularité, mènent le bal en contrôlant les médias, en censurant, en manifestant contre ceux qui s’opposent à eux, bref en se comportant comme de parfaits petits nazillons ne supportant pas l’idée même d’un débat contradictoire. Ce sont tous ces absurdes flics de la Pensée, ces vestiges d’une époque sur le point d’être balayée par un élan de nationalisme, par un peuple qui est fatigué de se faire manipuler du matin au soir par une bande de connards imbus de leur petite personne.

Et comme dirait Clint :

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(crédits : Gauchise un Film)

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