Nouvelle rubrique ayant vocation à revenir épisodiquement sur mon blog, « Un jour un auteur » vous présentera les auteurs dont je lis et apprécie les ouvrages ; je ne chroniquerai évidemment que ceux que j’ai lu. Concernant les thèmes abordés, vous vous doutez bien qu’il s’agira d’auteurs dits « polémiques » qui s’attaquent à la critique de notre société actuelle,  avec entre autres des thèmes comme l’injustice/l’insécurité, la progression de l’Islam et du terrorisme, bref de l’actualité sociétale « brûlante » et sans tabous.

Le premier auteur à avoir l’honneur de cette rubrique est Laurent Obertone, je vous renvoie à sa page wiki afin d’avoir une présentation succincte du bonhomme ainsi que sa biblio : https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent_Obertone

Pour résumer, Obertone est un ex-journaliste blasé par son propre milieu, dont il dénonce régulièrement les partis pris et la soumission au Pouvoir Étatique. Il s’intéresse également à la politique clientéliste de notre gouvernement, à la Justice qu’il juge laxiste (c’est peu de le dire) ainsi qu’au délitement progressif de notre société dite « multiculturelle ». Voici une chronique rapide de ses divers ouvrages :

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Celui par lequel tout a commencé. Une édition dite « augmentée » est sortie récemment, c’est celle que je possède. Le titre fait évidemment référence au film de Kubrick et pointe du doigt le fait que la France d’aujourd’hui est devenue extrêmement violente, ce que la plupart des français semble malheureusement ignorer (ou vouloir ignorer, c’est selon). L’auteur y décrit, au travers de nombreux exemples longuement développés (viols, tortures, meurtres et autres réjouissances) une France en état d’asphyxie, où les criminels bénéficient de plus de droits et de respect que leurs victimes. Il y critique notamment les réformes scandaleuses initiées par Christiane Taubira, la traditionnelle culture de l’excuse, ou encore le fait que les criminels soient « toujours les mêmes » même si l’absence de statistiques officielles voudrait nous faire croire le contraire. Bref, un livre coup de poing dont on ne ressort pas indemne et croyez-moi ce n’est pas qu’une expression.

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MAJ : 14/8/17

Ce livre raconte le massacre perpétré par Anders Breivik en Norvège en 2011.  Pour rappel, ce dernier avait tué 77 personnes : 67 jeunes travaillistes sur l’ile d’Utoya, plus 10 victimes de la bombe qu’il avait posée dans le centre d’Oslo. Le roman est écrit à la 1ere personne, à travers les yeux (et l’esprit) du tueur : c’est là un fantastique travail d’immersion qu’a réalisé Obertone, puisqu’on a vraiment l’impression de vivre l’évènement dans la tête de Breivik : dans une première partie, le massacre lui-même (avec moult détails sordides), dans un second temps le procès et la façon dont il le vit, ainsi que la préparation de l’attentat et les raisons qui l’ont poussé à agir. Obertone ne se livre pas là à jugement moral de bas étage, mais se « contente » d’une analyse froide et poussée de l’état d’esprit du tueur. Même si le geste final est évidemment condamnable, on ne peut s’empêcher d’admettre qu’il fait mouche sur de nombreux sujets (l’envahissant modèle multiculturaliste, l’uniformité des jeunes travaillistes…). Obertone pointe ici la contradiction du Système qui voudrait bien ranger Breivik dans le camp des aliénés mentaux afin que son discours politique soit totalement occulté, mais n’y parvient pas (de mémoire il a un QI avoisinant les 130…). Il s’agit là d’un bug dans la matrice de la bienpensance, qui  offre un éclairage intéressant sur l’état d’esprit norvégien (proche du modèle français et/ou européen).

Bref, un ouvrage passionnant qui suscite à la fois l’effroi (le récit glaçant de l’attaque) mais interroge aussi sur la pertinence d’un modèle sociétal susceptible de créer à l’avenir des « Breivik-like »sans que personne ne s’interroge vraiment sur la cause de ces tourments…

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Ce bouquin est pour moi essentiel à de nombreux égards, et je pèse mes mots. Dans ce troisième livre Obertone dénonce l’influence des médias dans l’opinion dite populaire, notamment dans cette fameuse caste bobo dont on voudrait nous faire croire qu’elle pense par elle-même. Le livre s’adresse directement au lecteur par le biais d’interlocuteurs qui seraient les sbires de Big Brother, c’est une sorte de mise en abime qui cite énormément 1984 d’Orwell dont il s’inspire. Il nous démontre hélas qu’aujourd’hui la fiction est devenue réalité et qu’il existe une scandaleuse coalition entre les médias et le Pouvoir en place qui vise à nous imposer une Pensée unique (de gauche, évidemment). Comme je le disais en introduction l’auteur était journaliste donc à la base il sait de quoi il parle, de plus on constate rapidement que ce bouquin est le fruit d’une longue et passionnante enquête de sa part sur le milieu des médias et non un simple pamphlet idéologique. Si vous voulez quitter la matrice une bonne fois pour toutes, lisez le.

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Cet ouvrage, le dernier en date, est différent des autres : c’est cette fois une œuvre de fiction qui prend place en France dans un futur proche en proie à la guerre Civile contre vous-savez-qui. Une sorte de John Carpenter version littéraire (je pense notamment à Assaut ou New York 97). Le mot fiction semble presque de trop tant la situation décrite par Obertone semble plausible voire probable vu l’actualité récente. Je vous renvoie à l’intro du billet ci-dessous pour une chronique légèrement plus longue dudit bouquin : « A ceux qui n’ont pas compris » (blog)

Voila c’est tout pour cette fois, dans la prochaine rubrique « Un jour un auteur » je vous parlerai de la passionnante et courageuse Zineb El Rhazoui. En attendant, bonne lecture !

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