Vous avez sans doute tous  entendu parler de cette non-affaire qui en est mystérieusement devenue une le 17 février 2015. Rappel succinct des faits, la scène se passe dans le métro un soir de match, un français à la peau noire tente de cohabiter avec une bande de supporters anglais éméchés en voulant entrer dans la même rame de métro qu’eux. Bon déjà, on se demandera pourquoi le mec insiste autant pour rentrer forcément dans CETTE rame de rosbifs avinés : personnellement je ne me presserais pas pour m’immiscer dans une rame de RER bondée de chances pour la France et envisagerais la suivante, mais que voulez-vous, le cœur a ses raisons que la raison ignore… Bref le type insiste et là c’est LE DRAME : les supporters le repoussent tout en chantonnant joyeusement, le métro part donc sans lui. Ci-joint un lien de la presse généraliste :

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/supporters-de-chelsea-papa-s-est-fait-bousculer-dans-le-metro-parce-qu-il-est-noir_1653021.html

Plusieurs observations s’imposent : premièrement, le caractère raciste de l’acte semble indiscutable et nous ne reviendrons pas là-dessus. Ok, le mec a été repoussé parce qu’il était noir (même si la rame était bondée, ne nous mentons pas). C’est acté, pas de souci. Alors certes ce n’est pas très convivial, certes ça ne se fait pas de se montrer aussi cavalier en 2017 pour une simple histoire de couleur de peau. Mais de là à faire tout un foin de cette affaire ? A en faire un symbole du racisme ordinaire ? Rendez-vous compte, le truc a pris des proportions telles que ce gros con de Flanby lui a même passé un coup de fil ! (on imagine qu’il s’est excusé au nom de tous les méchants français fascistes et colonisateurs en bon gauchiste qui se respecte)

Seconde observation, et la plupart de mes lecteurs n’ont pas eu besoin de ce blog pour le savoir mais pour les autres, avez-vous une idée du nombre d’agressions racistes anti-blancs au quotidien ? Et je ne parle pas de simples « poussettes dans le métro » mais bien d’agressions caractérisées et autres violences physiques comme verbales. A priori il est même devenu dangereux car provocateur de manger de la pizza au jambon : http://www.valeursactuelles.com/societe/douai-violemment-agresses-pour-avoir-mange-une-pizza-au-jambon-64423

Pour le reste je vous renvoie à l’excellent bouquin « la France Orange Mécanique » d’Obertone.

En l’espèce et concernant le cas qui nous intéresse, voici une illustration parfaite : un an après le fameux Souleymane, lisez donc les faits et le verdict quant à cette agression :

http://resistancerepublicaine.eu/2016/03/12/sale-blanc-mais-pas-dinjure-a-caractere-racial-pour-le-procureur/

Vous ne rêvez pas, les faits sont inversés, un noir agresse un blanc dans les transports publics, va jusqu’à le frapper et lui provoquer une ITT … c’est donc censé être pire que l’affaire des supporters…vous croyez, naïfs que vous êtes ? Pas pour le tribunal ! Verdict : agresseur relâché, injure à caractère racial non retenue (c’est vrai que « Sale blanc! » c’est assez équivoque…)

Maintenant intéressons nous au verdict tout en mesure de l' »affaire » Souleymane, attachez vos ceintures ce n’est pas triste :

http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20170103.OBS3354/proces-souleymane-scenes-de-la-lachete-raciste-ordinaire.html

http://www.20minutes.fr/sport/1989167-20170103-affaire-souleymane-dignite-humaine-metro-bonde-droit-but-ur-proces-supporters-chelsea

Lisez celui que vous voulez, ils sont tous les deux aussi partiaux et larmoyants. Ce qui est intéressant en l’occurrence, ce sont les peines prononcées : six à douze mois de prison avec sursis et 10 000 euros de dommages et intérêts.  Un verdict ubuesque, une sentence absolument démesurée prononcée par des juges gauchistes complétement à la ramasse. Et je ne vous parle même pas des arguments du triste sire Souleymane (du moins de sa raclure d’avocat) :

« Pendant 18 mois, M. Sylla n’a pas pu vivre normalement. Il n’a pas pu prendre les transports en commun pendant neuf mois. Cet événement a créé des tensions dans son couple. Sa femme ne comprenait pas pourquoi il avait des insomnies, pourquoi il dormait sur le canapé. »

Et le traumatisé de renchérir : « J’ai aussi été obligé de consulter un psychologue. Je n’arrivais plus à dormir. Je suis bouleversé à cause de ces gens », dit celui à qui la triple diffusion de la scène par vidéo pendant l’audience a ravivé « de mauvais souvenirs ».

Ne nous voilons pas la face, je connais les avocats aussi bien que vous (voire mieux, très prochainement) : il est évident que maitre Enfoiros lui a soufflé à l’oreille ces arguments fallacieux que l’autre abruti aurait été incapable de formuler correctement lui-même. Bref le mec en fait des caisses, s’invente des traumatismes et voila que la bobosphère s’enflamme ; pendant ce temps la vie des supporters incriminés est complétement gachée pour un délire aviné d’un soir… mais bon faut croire que c’était mérité car il faut voir ce qu’a subi notre pauvre victime « bouleversée » par cet événement odieux, voire « atteinte dans sa dignité » (toujours maitre Enfoiros dans le texte)

Voyons voir… des insomnies ? Impossible de prendre des transports en commun pendant des mois ? Triste hasard, je partage les mêmes symptômes. Sauf que pendant que mister Souleymane se faisait gentiment évacuer du métro, moi je me faisais mitrailler la gueule au Bataclan. J’imagine qu’il doit simplement être un peu plus sensible que moi. Ah et histoire de bien enfoncer le clou, 10 000 euros d’indemnisation, c’est également la somme  que j’ai touchée en tant que victime d’attentat. Qu’en déduire ? Il faut croire que la morale de l’histoire, c’est que quelque part nos préjudices se valent.

Ouais.

Ouais ça doit être ça…

 

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